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A Punk's Death

Une fiction écrite par Ponycroc.

Immersion

Ouvrant brusquement les yeux, la jument blanc gris eut aussitôt un sursaut. Elle sentit de l'eau envahir ses poumons et la faire se tordre de douleur lorsqu'elle voulu prendre une inspiration. Incapable d'émerger de l'eau, comme retenue par le fond, elle paniqua rapidement. La douleur la fit cracher tout ce qu'elle pouvait pendant qu'elle sentait que son corps était peu à peu libre de se mouvoir.

Surgissant hors de l'eau, la jument avait refermé les yeux à cause de la chaleur de l'eau contre ceux-ci. Recrachant toujours l'eau à l'intérieur de ses poumons, elle agitait ses sabots dans le vide comme pour trouver une bouée de sauvetage. Elle toucha bien vite quelque chose qui se referma sur son sabot pour la tirer en arrière. Elle comprit rapidement que cette chose était sûrement un poney, elle jeta aussitôt son autre sabot pour se libérer.

S'éloignant le plus rapidement possible, elle arriva bientôt sur ce qui devait être le bord d'un bassin. Se calmant peu à peu, elle passa un sabot sur ses yeux pour en calmer la brûlure avant de les ouvrir légèrement irrités.

« Vous allez bien ?

— M'approchez pas enfoirés !

— Je ne te parlais pas, sauvage ! »

Punk reprit peu à peu ses esprits pour regarder où elle se trouvait. C'était une grande pièce aux reflets bleutés. Elle disposait de plusieurs paravents sûrement utilisés pour se déshabiller. Punk ne comprenait pas ce genre de comportement aussi pudique pour des équins. Tournant la tête pour voir qui venait de parler.

Sur le bord du grand bassin dans lequel elle se trouvait, elle pouvait voir deux autres de ces étranges poneys. L'un d'eux, un mâle à la couleur mauve et à la crinière plusieurs tons plus sombre la dévisageait, pendant qu'une jument violette aux yeux rouges observait autre chose qui se trouvait aussi dans le bassin.

La jument à la crinière rose dirigea aussitôt son regard fuchsia vers la surface du bassin ou une autre jument se trouvait. Elle reconnut aussitôt la princesse Luna qui gardait un sabot contre ses naseaux.

« C'est bon House. » Rassura-t-elle. « Surveille Punk, elle a plus besoin d'aide que moi. » L'alicorne recula son sabot pour pouvoir voir du sang goutter de celui-ci.

Punk sentit aussitôt une douleur dans le fond de sa poitrine, et le regard de Luna sur elle accentua encore la peine. Posant un sabot contre son poitrail, elle se mit à serrer les dents à l'approche de la jument lunaire. Ses pattes ne touchaient même pas le fond du bassin, l'empêchant ainsi de se dresser pour se mettre à fuir l'alicorne. La seule chose qu'elle put faire, c'était de baisser les yeux pour ne pas croiser son regard accusateur.

Elle sentit la jument proche d'elle quand cette dernière posa son sabot sur son menton pour relever son regard vers son visage souriant.

« Tu vas bien Punk ? » Comprenant qu'elle s'adressait à elle, la jument à la crinière rose articula un faible :

« O-oui. » Avant de se remettre à fuir le regard de Luna.

Punk tentait de paraître la plus indifférente possible, mais ses yeux qui s'écarquillaient ne l'aidaient pas. Serrant ses mâchoires de plus en plus fort, elle sentit une vive douleur la lancer quand ses dents se mirent à céder sous la pression.

« Fait attention Punk, tu dois commencer par gérer ta force. »

La jument fronça les sourcils en regardant l'alicorne dont le museau avait laissé échapper quelques gouttes de sang.

« Vous avez rien à m'dire ! »

L'alicorne laissa échapper un soupir avant de lever son sabot vers Punk qui le retint aussitôt.

« M'touchez pas ! » Ordonna-t-elle, la colère dans sa voix. Les deux poneys derniers se rapprochèrent aussitôt des deux juments en restant sur le bord du bassin, encerclant ainsi la rebelle. « Le premier qui m'touche j'y défonce la gueule ! »

Luna fit un geste du sabot aux deux poneys qui étaient en armure. Ceux-ci dégagèrent le passage en silence.

Punk se retourna pour grimper hors de l'eau, mais son corps avait encore beaucoup de mal à la suivre et c'est en se ramassant lamentablement sur le sol qu'elle arriva sur la terre ferme.

« M'approche pas ! » Cria-t-elle à l'étalon en armure. « m'approche surtout pas connard ! » Elle commença à ramper quelques mètres avant de se redresser enfin, comme si son corps venait seulement de se réveiller. La tête basse pour observer ses jambes tremblantes, elle articula emprise par la peur : « Qu'est-ce que vous m'avez fait, salope !? »

La jument et l'étalon en armure se mirent aussitôt en marche vers elle, mais un ordre direct de la princesse les figea sur place.

« Revient ici Punk. » Ça voix n'était empreinte d'aucune colère, au contraire même, elle était d'un ton tout particulièrement chaleureux.

La jument ne voulait en aucun cas se mettre à obéir à une jument sous le simple prétexte qu'elle lui demandait gentiment, mais elle s'arrêta tout de même sans pouvoir l'expliquer. Jetant un coup d’œil en arrière, elle vit l'alicorne accoudée sur le bord de l'énorme bassin, la regardant patiemment. Punk renâcla bruyamment et se remit aussitôt en marche.

« Qui es-tu ? » avait interrogé silencieusement la jument de la nuit à la limite de l’inaudible, sauf pour une créature à l’ouïe extrêmement fine.

Punk secoua la tête en souriant. La question lui semblait si bête, mais pourtant, elle ne parvint pas à sortir une réponse. Son sourire s'effaça brusquement et elle se retourna complètement pour faire face au groupe.

« Qu'est-ce que tu m'as fait ?

— Ne pense pas que je l'ai fait par plaisir.

— Qu'est-ce que tu m'as fait !? » Répéta-t-elle en détachant chaque syllabe et en laissant sa colère transparaître dans sa voix.

« Fais preuve de maîtrise ! »

Cette fois-ci, c'était la jument en armure qui était en train de fusiller Punk du regard.

« Répète pour voir ? »

L'étalon apparut aussitôt entre les deux juments. Mais au lieu de se montrer hostile envers Punk, il pointa un regard sombre à son amie.

« Alors Punk, qui es-tu vraiment ? »

La jument interpellée redirigea toute sa colère contre l'alicorne encore à moitié dans l'eau.

« Je vais te le demander une dernière fois. » Prévint-elle avant de continuer. « Qu'est-ce que tu m'as fait ? »

Elle n'était plus qu'à une dizaine de centimètres du visage de Luna, les dents serrées, lui retournant une vive douleur dans l'ensemble de la mâchoire, mais elle s'en fichait bien, elle voulait des réponses. Il lui semblait se souvenir encore de certaines choses, mais chaque fois qu'elle voulait ressasser un souvenir, celui-ci se réduisait en poussière. En réalité, elle ne se rappelait de rien, pas même son nom… son nom, une chose pourtant importante que tout le monde possédait… du moins, dans ce qui lui semblait être ses souvenirs.

L'alicorne fut sur le point de répondre, mais se ravisa en poussant un soupire et en détourant son regard grave. Elle s'éloigna alors du rebord du bassin en deux légers battements d'ailes dans l'eau.

« Ne pense pas que c'est un peu d'eau qui va te sauver ! »

Mais le regard de Luna restait bas, comme si elle ne voulait pas affronter le sien. Punk remarqua autre chose qui était à la surface de l'eau, à l'endroit que l'alicorne regardait. Baissant les yeux, elle se retrouva museau à museau avec son propre reflet. Une douleur vint aussitôt lui vriller le crâne.

« Qu'est-ce que tu es en train de faire !? » Hurla-t-elle en fermant les yeux.

Quand elle les rouvrit pour fusiller la jument du regard, elle avait disparu, et allant plus loin que ça, toute la grande salle de bain venait de faire place à un petit marais dans une forêt dense. Elle fit un tour complet pour remarquer qu'elle était seule. Prêt à hurler toute sa rage, une nouvelle pointe de douleur apparue en plein dans son crâne, la forçant à poser ses sabots sur sa tête.

Il y avait des bruits de bagarre, des hurlements, des pleurs. Beaucoup de voix résonnaient dans sa tête, lui faisant ainsi coucher les oreilles. D'anciennes blessures étaient en train de se rouvrir la brûlant sur chacune de ses anciennes cicatrices. Elle n'était pas juste en train de recouvrir sa mémoire, elle était en train de revivre ses épreuves passées. Elle ressentait à nouveau la peur qui l'avait habitée toute petite, la colère qui cachait son incertitude, sa tristesse qui engloutissait l'espoir durant sa jeunesse, l'amour qu'elle mettait toujours en coffre pour éviter le pire, la liberté qu'elle ressentait comme une drogue. Mais elle n'arrivait jamais à passer la peur et la solitude dans son cœur.

« Putain ! » Éructa-t-elle en se secouant la tête une bonne fois.

Elle se rappelait aussi le personnage fort qu'elle était, les combats qu'elle avait gagnés, et les épreuves qu'elle avait surmontées. Toutes, sauf une…

Le tourbillon dans sa tête se calma peu à peu jusqu'à finalement la laisser en paix. Elle se rappelait d'une grande partie de ses derniers événements, et elle n'était pas si fière de les récupérer. Bientôt, le silence extérieur fit peu à peu place à un long sanglot, on aurait dit les pleurs d'une jument.

Reportant son regard sur le petit marais, elle y trouva la silhouette de quelqu'un en son centre. L'eau ne devait pas être profonde, étant donné que la présence avait les sabots à peine immergés. La lumière n'était pas suffisante pour permettre à la jument au crin rose de distinguer l'identité de la personne en face d'elle, pourtant elle voyait tout le reste du paysage avec une facilité déconcertante.

« T'es qui ? » interrogea brusquement la jument blanc gris.

La présence la remarqua aussitôt et sembla la dévisager, difficile à dire étant donné qu'aucun détail n'était visible. La silhouette gloussa alors silencieusement, échauffant aussitôt la jument.

« J'ai compris, je vais pas tourner en rond toute la nuit. » Elle fit un premier pas dans l'eau, faisant aussitôt sourire l'autre jument. Ce sourire était visible, car il brillait sur un visage complètement sombre. « Oh, je vois que ça te fait rire, et bien attends de voir la suite. » Elle avança encore, découvrant ainsi au fur et à mesure de sa progression l'apparence de la jument qui était en face d'elle. C'était une alicorne au pelage aussi sombre qu'une nuit sans lune. Son sourire ravissant était en réalité de longs crocs acérés. Sa corne semblait démesurément longue et aurait pu servir pour transpercer un sanglier ou même un poney. Une pièce de métal était placée sur son torse, ou était gravé un croissant de lune, plus un ornement qu'une véritable armure. La démarche ferme de la jument à la crinière rose se fit aussitôt plus hésitante jusqu'à s'arrêter à deux bons mètres de la grande alicorne, cette dernière ne manqua pas de continuer de rire silencieusement.

« Pense pas me faire peur, j'ai déjà vu plus moche que toi.

— Peur... » Répéta-t-elle interrogée. Ça voix était glaciale, même après s'être préparée à l'entendre à nouveau, la jument à la crinière rose ne put s'empêcher de rabattre ses oreilles quand elle continua : « Pourquoi voudrais-je te faire peur ? Je ne veux que ton bien. » Elle passa un sabot dans son étrange crinière emplie d'étoile.

« Arrête ton char ! »

L'alicorne eut un pincement sur le coin des lèvres avant de se remettre à sourire.

« Allons, pourquoi tant vouloir rejeter l'aide qu'on t'apporte ?

— J'ai pas besoin d'aide, j'ai besoin de l'aide de personne ! »

Le rire que lança la grande jument glaça le sang de l'autre.

« Ce n'est pourtant pas ce que j'avais entendu à cet endroit il y a quelques jours. » Elle vit tout de suite que son interlocutrice était particulièrement réceptive. « Maman, je voulais me tuer, je suis désolée. » Souffla-t-elle à la limite de l’inaudible.

— Ferme la ! » Ordonna la jument, les dents serrées.

« Je vais te garder, s'il-te-plaît, reste.

— FERME LA ! » Hurla-t-elle.

L'alicorne se mit à tourner autour de la jument qui semblait s'être figée, la colère dans son regard. Sans se départir de son sourire, elle marcha lentement, ne laissant sa présence transparaître que grâce au bruit que ses sabots faisaient dans l'eau. Elle se mit à murmurer dans un souffle : « Moi, j’aime bien regarder les juments pleurer, ça me rend heureuse ». La jument aux crins rose était totalement paralysée, la rage hurlait dans tout son corps, elle voulait lui sauter à la gorge pour la faire taire, mais au fond d'elle, quelque chose la retenait, quelque chose de plus profond que des instincts primaires, comme une peur naturelle du noir.

« Comment tu t’appelles ? Dis-le-moi. » Avait soufflé l'alicorne derrière la jument en se penchant à son oreille. Elle avait dit ça d'une voix aiguë comme pour imiter la ponette en deuil qui avait pleuré son enfant mort au bord de cette mare.

« Fous moi la paix !!! » Hurla-t-elle en jetant son sabot dans la direction de l'alicorne sombre qui s'était mise à rire, mais son sabot ne brassa que de l'air. Se retournant, elle remarqua qu'elle était à nouveau seule, pourtant, les rires satiriques ne cessèrent pas dans le crâne de la jument. « Viens salope, j'ai pas besoin d'toi, mais j'peux bien te foutre mon sabot dans la gueule !

— M'affronter ? Beaucoup y ont déjà pensé. » Fit la voix que la jument localisa juste derrière elle.

Se retournant, elle se précipita aussitôt vers l'alicorne sombre qui était restée calmement à l'attendre. La seconde d'après, la jument aux yeux fuchsia tomba dans l'eau qui semblait ne plus avoir de fond. Elle s'enquit rapidement de garder la tête hors de l'eau, mais les abysses semblait la tirer vers le fond, regardant autour d'elle, elle put voir que l'eau était aussi sombre qu'un ciel sans lune et sans étoiles.

L'alicorne qui marchait toujours à la surface de l'eau se rapprocha alors de la jument en panique.

« Seuls les êtres vivants possèdent un nom. »

La noyée avait de plus en plus de mal à garder la tête hors de l'eau, et lentement, elle continuait de s'enfoncer pendant que l'autre la regardait en riant. Cette dernière se pencha alors tout à coup vers elle pour lui demander.

« Quel est ton nom ? »

La pauvre jument fut alors tirée violemment vers les profondeurs. Elle ne put retenir un sursaut qui lui fit ingurgiter de l'eau brusquement, la douleur dans ses poumons suivit rapidement. Elle agita les sabots en luttant pour remonter à la surface, mais s'était inutile. Attirée vers le fond, elle gardait la tête dirigée vers la surface en tendant ses sabots implorants. La seule chose qu'elle pouvait voir, c'était la silhouette de l'alicorne sombre se mettre à la suivre dans les profondeurs. Elle lui jetait toujours un sourire de pur plaisir avant de lui attraper l'un de ses sabots. La jument aux crins rose put tout de même entendre malgré l'eau : « Tu seras différente, crois-moi, Punk. »

Ouvrant les yeux brusquement, elle se retrouva dans le fond du bassin, immobile, comme morte. Pourtant, elle venait d'ouvrir les yeux. Elle resta allongée un moment à contempler la surface de l'eau, la lune s'y reflétait, offrant une lumière étrangement bleutée jusque dans le fond de cette immense baignoire.

La forme d'un poney finit par se dessiner. Elle le reconnut aussitôt pour être le monstre avec qui elle avait parlé tout à l'heure. Ce dernier était en train de nager vers le fond, sûrement pour encore venir se mettre à la narguer. Mais la jument n'en avait plus rien à faire, elle était sûrement morte noyée maintenant.

Se rapprochant, la jument aux yeux fuchsia put distinguer les contours et les détails du corps du monstre, qui n'en était pas un en réalité. Une corne plus petite, un pelage bleu nuit, un corps légèrement plus petit et plus fin. Même sa crinière semblait différente alors qu'elle partageait pourtant cette particularité étrange qu'on aurait dit qu'elles portaient les étoiles.

Elle finit par l'atteindre et la tira alors doucement vers elle. Au plus profond du bassin, l'alicorne semblait prendre tout son temps pour ramener la jument entre ses bras avant même de penser les faire remonter à la surface.

La jument à la crinière rose releva la tête vers sa sauveteuse, étrange qu'elle réussisse à faire cela alors qu'elle devait être morte noyée. Le trajet jusqu'à la surface ne prit pas de temps, et c'est sans retenue que l'alicorne la souleva magiquement pour la remettre sur le bord.

Complètement inerte, la jument ne faisait même pas l'effort de respirer alors même que ses yeux partaient dans tous les sens pour observer tout ce qui était en train de se passer. La grande jument lunaire sortit à son tour du bassin pour surplomber la noyée de toute sa hauteur.

« Pourquoi est-ce qu'elle a fait ça ? » demanda l'autre jument en armure en entrant dans le champ de vision de la jument au sol.

« Elle est tombée inconsciente.

— Comment ? » Interrogea-t-elle sur le même ton d'incompréhension.

« Ses souvenirs… je pense. » L'alicorne se pencha alors sur la jument qui l'observait sans rien dire avant de lui demander. « Comment tu t'appelles ?

— Punk. » Répondit-elle aussitôt.

Aucune des personnes présentes dans la pièce ne s'était attendue à cette réponse. Qu'elle répondre par son ancien prénom, ou même qu'elle ne réponde pas, mais pas par le nom que Luna lui avait attribué.

« P-Punk, tu te sens bien ? »

La jument ne répondit pas et fit mine de se relever. Luna s'éloigna aussitôt pour l'aider à se remettre debout. La jument continuait de garder le silence quand elle fut en face des trois poneys.

« Qu'est-ce qui vient de t'arriver ? » S'enquit la jument en armure.

C'était étrange, Punk ne lui avait pourtant pas fait une si bonne impression, pourtant, cette garde semblait sincèrement inquiète pour elle. Elle porta son regard vers l'étalon en armure dont les yeux semblaient lui poser la même question.

« Qu'est-ce que vous êtes ? » interrogea-t-elle, la tête toujours dans le gaz.

Luna passa aussitôt un sabot sur l'une de ses épaules pour l'aider à s'éloigner en faisant quelques pas.

« Tu es tout comme eux Punk, une garde de la nuit, une batpony. »

La jument tressaillit au titre qu'on venait de lui donner. Des histoires de poulain, voilà tout ce qui résumait sa connaissance au sujet des batponies. Elle porta alors un regard sur son dos pour y trouver deux ailes repliées contre son corps. Elle finit par tenter de dire : « O-où est mon blouson ? »

Luna se mit à soupirer avant de répondre : « Tu ne peux plus l'avoir Punk, il faut te séparer de tout ce qui fai…

— Où est mon blouson ? » Répéta-t-elle avec un peu plus d'insistance, faisant ainsi soupirer encore plus bruyamment l'alicorne qui baissa les yeux, puis elle se mit à murmurer quelque chose d'à peine audible.

« Je ne peux pas toujours être là, Punk, il va falloir montrer que je peux te faire confiance. » Elle porta ensuite son regard vers un coin de la grande salle de bain ou se trouvait une simple commode avec le blouson posé dessus.

Punk s'y dirigea aussitôt avant de se faire stopper par les deux soldats.

« Luna, vous nous disiez toujours…

— Stop ! » coupa court l'alicorne les yeux baissés. « Ce n'est plus mon combat désormais. »

Les deux gardes se retirèrent alors, laissant le passage à la nouvelle batpony qui ne se priva pas de leur adresser un regard dur.

« J'aurais dû brûler cette chose à l'instant ou je te l'ai enlevée.

— Brûler une partie de moi ? Vous ne vous seriez pas assez préparée à ce que j'aurais pu vous faire.

— Détrompe toi, j'ai déjà brûlé bien plus qu'une partie de toi. »

La jument enfila maladroitement le vêtement sous le regard silencieux des autres occupants de la pièce. Faire passer ses ailes dans la veste par les trous qu'elles avaient créés était laborieux, mais elle finit par s'en sortir sans les élargir davantage. Le maniement de ses ailes était encore très anarchique, mais elle trouva tout de même rapidement la méthode en ne tentant même pas de les diriger par la force de ses muscles, mais simplement en les maniant avec ses sabots.

Elle reporta alors son regard vers ses interlocuteurs et secoua alors la tête rapidement.

« Désolé, mais ce job m'intéresse pas. »

Les deux gardes adressèrent alors un regard interrogateur à leur princesse qui se contenta de murmurer : « ça serait tellement facile pour moi si on avait le choix. »

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NightMare
NightMare : #18942
On refuse pas son destin.
Il y a 3 ans · Répondre
Acylius
Acylius : #18719
J'en trépigne de joie...
Il y a 3 ans · Répondre
Ponycroc
Ponycroc : #18716
@Hans Et attends de voir la suite, il va y avoir l'apparition du personnage que @Acylius adore ! À trop jouer les dure, Dread Pink risque de se frotter à plus méchant qu'elle.
Modifié · Il y a 3 ans · Répondre

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