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The First Pony-Griffon War

Une fiction écrite par Especiel.

Chapitre 9: To dare?

Quand Midsheid ouvrit les yeux et se reconcentra après un coup dans la nuque, son regard se posa instinctivement sur le poney terrestre beige à la crinière marron assis en face de lui, assis derrière un bureau de métal au pied long et fin. Son uniforme bleu galonné de trois flèches dorées dirigé vers le haut contrastait violemment avec son pelage clair. Une plaque en métal arborait le nom de Frighten. Derrière le pégase gris, un autre officier municipal terrestre, sans doute celui lui ayant donné le coup, se tenait droit, le regard sévère. Sa robe mauve et sa crinière grise faisaient un dégradé avec son uniforme à seulement deux flèches. La voix du terrestre derrière le bureau se fit entendre, tranchante mais incroyablement calme.

« Bien jeune homme, maintenant que vous êtes réveillé, j’ose croire que vous allez nous éclairer sur cette… hum, agression envers votre camarde de classe de vol ? Non ? A moins bien sûr que vous ayez besoin de sortir un peu plus de votre état de légume Hum ? Dans ce cas mon collègue peut s’en occuper, n’est-ce pas agent Brokenbone ? » Un craquement de sabot, dû au coup rotatif de ces derniers, du terrestre derrière le pégase, parlèrent à sa place.

Midsheid regarda à droite, puis à gauche, et en fin au-dessus de sa tête. Il était dans une cellule d’interrogation à en juger par ce qui paraissait être une vitre teinté d’un côté, une porte en métal massive de l’autre et une ampoule avec un abat-jour dirigeant la lumière vers lui, plongeant presque le reste de la pièce dans les ténèbres. Sûr pour lui : aucune chance de fuite.

Comme le pégase de dix-sept ans ne semblait pourtant pas enclin à prononcer un seul mot, l’officier en face de lui fit un signe de tête à son partenaire qui, d’un violent coup de sabot, envoya la tête du pégase s’écraser sur le bureau dans un Clong bruyant. Il le maintint ainsi sans peine étant donné que Midsheid ne semblait pas non plus vouloir s’échapper, ou juste faire le moindre mouvement. Frighten se leva dans un soupir en secouant la tête, le regard devenu mauvais, presque autant que celui de Midsheid quand le pégase blanc l’avait cherché. Il se plaça à sa droite et posa ses sabots avant croisés juste à côté de ta tête. Il reprit d’une voix des plus lugubres, ponctuée par ce qui semblait être de la ténacité et du mépris en grande quantité.

« Écoute gamin, on est en temps de guerre, si tu n’es pas au courant. Déjà que c’est difficile avec ces p’tites pute de griffons, alors faudrait pas non plus qu’on en ait plus avec des putains de PCPG, parce que en ce moment c’est ce pour quoi tu passes… » Il enleva une mèche des cheveux du pégase qui cachait ses yeux vert, « Un jeune, qui poignarde intentionnellement un autre jeune pégase dans le but de lui ôter la vie, fait, pour moi, un acte de haute trahison à son espèce. Et tu sais ce qu’on leur fait aux PCPG ? » Le regard de Midsheid passa de l’état lascif à la peur pure. Il essaya frénétiquement de secouer la tête dans un « non » désespéré mais ne put que seulement la remuer de quelques centimètres tant la prise de Brokenbone lui broyait les cervicales. Frighten posa son sabot gauche sur la tempe droite humide de peur du pégase, imitant une arme à feu, « On leur fait sauter la cervelle ! Pan! » IL insista sur son bruitage d’une pression douloureuse sur la tempe de Midsheid.

Ce dernier n’en menait pas large. Pour lui, ce n’était rien d’autre que vouloir donner une leçon à tous ceux qui voudraient se moquer de lui ou de ses parents disparus, mais maintenant, on menaçait de le fusiller. Il ferma les yeux en avalant lourdement tout en essayant de ne pas craquer sous la menace et la douleur. Une boule commença à se former dans sa gorge et une énorme envie de pleurer le prit aux tripes. Il venait de perdre ses parents et le seul de fait de vouloir restaurer leur dignité risquait de lui valoir la mort à son tour. La voix du poney beige le sortit rapidement de ses pensées et l'obligea à le regarder, les yeux humectés de larmes qui refusaient de couler. Ce dernier semblait l’avoir remarqué.

« Broken, amène le en cellule d’isolement pour la nuit, je crois qu’il a eu sa dose pour aujourd’hui. Je pense que ça le fera réfléchir concernant ce qu’il nous dira demain » Dit-il en se remettant sur quatre sabots, « écoute bien p’tit gars, la mère de Whitecloud, celui à qui tu as fait de méchantes blessures, a porté plainte. Tu passes au tribunal dans trois jours, avec à la clef… » Il se rapprocha de Midsheid à qui Brokenbone avait relevé la tête afin de presser avec dédain son museau contre l’oreille du pégase gris, « … la vie ou la mort » Puis d’un mouvement sec, le poney mauve le remis sur quatre sabots à son tour et l’emmena de force vers la porte blindée qui s’ouvrit dans une intense baignade lumineuse.

Alors que tous trois sortirent de la pièce, laissant cette dernière dans un état semi-sombre, deux yeux bleu/mauves se détachèrent de l’obscurité. Un pégase gris, dont les ailes tremblant frénétiquement trahissaient le mal à l’aise suprême qu’il ressentait. Son armure violette profonde donnait l’impression qu’elle irradiait d’une étrange lumière presque invisible à un commun mortel. Il ne disait rien et semblait avoir regardé la scène avec un regard venimeux, veiné de larmes de ci de là.

Il regarda encore quelques secondes la pièce avant de se sentir aspiré vers l’arrière. Il ferma les yeux avant de les rouvrir devant la princesse Twilight Sparkle.

**********************************************************************************

Twilight ouvrit les yeux en même temps que son garde personnel. Sa corne, posée il y a quelques secondes sur le front du pégase, arrêta de luire graduellement. Quand elle redevint d’une couleur mauve terne normale, la princesse releva encore plus la tête, une expression de réflexion mêlée à de la peine s’affichait sur son visage. Midsheid, qui sembla reprendre ses esprits à ce moment précis, se recroquevilla sur lui-même dans le cliquetis de son armure ensorcelée. Des larmes avaient coulées lors du sort de remémoration auto-répété que Twilight lui avait jeté il y avait quelques minutes. La jument le regarda se recroqueviller, les yeux fermés dans une expression de douleur qu’elle savait dû aux souvenirs qu’il avait revu plus clairement que son cerveau ne le lui permettait en temps normal. Elle ne fit pourtant rien, sachant qu’elle en était la cause. Elle s’assit donc et attendit calmement que la crise de larmes de son garde rapproché s’arrête. L’Alicorne connaissait mieux que personne ce genre de sentiment causé par le cerveau lorsque sa phase sensorielle, auditive et visuelle se retrouvait confronté à quelque chose censé ne pas se reproduire dans la poursuite normale du temps.

Une dizaine de minutes passèrent ainsi en silence, seulement troublée par la respiration sifflante de Midsheid qui essayait de se remettre de ses émotions. Quand ce dernier releva finalement la tête et sortit de sa crise de larmes, il regarda la princesse, une expression de haine ajoutée à de l’incompréhension. Certes, il avait été d’accord de suivre cette sorte de thérapie pour essayer de se débarrasser de ses démons intérieurs que même l’Alicorne violette avait réussi à déceler dans son cœur, mais il n’avait jamais, au grand jamais imaginé à quel point les émotions étaient décuplées dans de telles circonstances. Twilight savait que ce regard ne lui était pas destiné, enfin pas directement, ce fut d’ailleurs pour cela qu’elle brisa la glace que les larmes de Midsheid avaient formées en gelant sur son cœur froid et dur.

« Mid… je suis navrée, je ne voulais pas vous mettre dans cet état… nous pouvons arrêter si cela vous est insupportable… »

Le pégase la coupa d’un ton sec et mauvais, les dents serrées, « Ne m’appelez pas comme ça… »

Twilight ne se laissa pourtant pas démonter, sachant pertinemment que même calmé, il lui faudrait plusieurs heures avant que cela ne s’apaise réellement, « Je le répète, voulez-vous stopper cette séance… ? » Le pégase gris ne répondit rien cette fois et ne fit qu’un imperceptible hochement de tête signifiant qu’il souhaitait continuer. Twilight acquiesça et fit reluire sa corne. L’extension crânienne commença à émaner d’une lumière verte presque blanche avant de se poser sur le front de l’étalon. Elle avait eu besoin pour ce sort, de se rappeler la manipulation de la magie du roi Sombra, celle des illusions, qui lui avait permis de créer un panel incroyable d’extension de sortilège concernant la manipulation génétique et du cortex cérébrale. Elle ne put pas réfléchir plus et se retrouva à regarder une salle de tribunal de haut, comme si elle la survolait. Son garde personnel se trouvait quant à lui juste à côté de son clone mémoriel, situé au milieu d’une assemblée de poney en uniforme militaire et aux galons innombrables. Tout le gratin de l’armée encore vivant était réunis ici.

**********************************************************************************

« Midsheid Nightcloud Steelold… » Commença un poney assis sur la plus haute chaise du tribunal, « vous avait été amené en ce lieu pour répondre à un crime envers un de vos confrère d’espèce répondant au nom de Whitecloud. L’assemblée militaire ici présente ayant eu vent des faits produits s’est rassemblé dans l’espoir que cela ne conduira pas à une nouvelle apparition du PG*. C’est pourquoi vous devrez répondre de vos faits et de vos actes jusqu’à ce que décision soit prise par ce noble rassemblé. Avez-vous compris ? »

Midsheid opina du chef, le visage droit essayant de ne pas démontrer l’effroi qui lui perçait les entrailles en ce moment. Il avait déjà assisté à un peloton d’exécution et ne voulait en aucun cas finir ainsi.

« Bien, étant donné que vous figurez encore comme mineur dans votre dossier médical et civique, l’ADJP* à délibérément envoyé un avocat à votre charge pour assurer votre défense, en aviez-vous conscience avant maintenant ? » Un signe de tête négatif du pégase l’invita à poursuivre, « Bien. Soldats, faites entrer l’avocat du jeune Midsheid ! »

Deux poney terrestres en gilet de Quevloor ouvrirent une porte et invitèrent à les suivre, un poney à la robe marron et aux crins gris, une longue toge noire sur un col blanc cassait la couleur de son pelage. Des lunettes en demi-cercles étaient posées sur sa tête, les branches passant derrières ses oreilles. Ses yeux gris presque noirs lui donnaient un air assez malsain mais déterminé. Quand il arriva au niveau du pégase, il lui fit signe de se lever afin de faire face ensemble aux juges. Midsheid obéit au plus vite et regarda celui qui plaidera en sa faveur. Le procureur reprit la parole.

« Bien, en ce qui concerne la défense, n’ayant eu aucun témoin des faits et le jeune Whitecloud se trouvant dans un état critique entre les deux murs, aucune preuve autre que celle déjà bien visible et déjà envoyée par le médecin et le commissaire étant arrivé juste après les faits ne seront dites ici » Un murmure perplexe et de désapprobation commença à surgir du jury de poney militaire. L’un deux parla d’une voix forte quoique mesurée.

« Votre honneur, avec tout le respect que je vous dois. S’il n’y a aucune possibilité d’entendre qui que ce soit, alors nous avançons à l’aveugle… »

« Il n’y a pas personne il y a moi ! »

Tous les regards, ébahis, se tournèrent vers le jeune pégase au milieu de la pièce qui s’était levé, les yeux ne montrant aucune animosité mais laissant quand même entrevoir de la peur et de l’appréhension. Un murmure se fit entendre derrière lui quand son avocat lui dit « Chut, ce n’est pas ton tour ! »

Mais le procureur, à qui Midsheid avait attisé la curiosité, intima au poney de se taire, « Maitre, laissez le parler » Il tourna son regard perplexe mais sévère vers Midsheid, « Jeune pégase, savez-vous seulement qu'en étant l’auteur de cette agression, votre parole ne vaut rien, à moins de jurer sur le Fer-Architectural* ? En êtes-vous conscient ? »

« Oui votre honneur ! Je le sais » Un autre murmure, plus sec et mauvais, parcouru à nouveau l’assemblée. Midsheid n’y prêta pas attention. Il posa son sabot sur un fer en or placé sur une plaque dorée devant lui. Il récita ensuite haut et fort la phrase qu’il dû relire plusieurs fois dans sa tête avant de la prononcer correctement.

« Testor architecturae ferro et uitam et solam veritatem dicere !! »

C’était compliqué à dire, mais au moins il savait que ce qu’il disait serait écouté. Un bruit agressif passa dans le jury et le procureur dû user de son marteau de président contre son socle afin de rétablir le silence. Il plongea ensuite son regard dans celui de Midsheid qui faillit tressaillir tant ce regard était pénétrant. En temps normal, ce dernier ne croirait pas un poney capable d’une telle atrocité sur quelqu’un de son espèce. Mais le regard de Midsheid sembla le conforter dans une thèse que lui seul élaborait. Il ordonna d’une voix ferme, instaurant respect et écoute dans le public et le jury.

« Nous vous écoutons ! »

Midsheid garda son expression la plus solennelle qu’il put et se lança, la gorge sèche et les pensées se bousculant dans sa tête, « Je m’appelle Midsheid et j’ai dix-sept ans. Cela fait maintenant quelques années que j’essuie des discriminations me concernant moi et mon apparence. Il y deux semaines j’ai… j’ai perdu mes parents à cause de la guerre… » Il dû lutter pour ne pas faire mourir sa voix dans sa gorge, réprimandant ses pleurs et empêchant son cœur de s’arrêter à nouveau, « J’ai été tellement bouleversé par cela que j’ai développé un vouloir de vengeance. » Un murmure approbateur mais dégouté passa dans l’assemblé, « Entre temps je m’étais procuré illégalement un couteau à cran d’arrêt dans un marché à toit ouvert de ma ville natale. Autant par exaspération que par colère… » Comme s’il venait d’allumer une mèche d’explosif, l’assemblée fit un grand bruit d’aspiration, retenant leur souffle, apparemment choqué. D’autre semblait ne même pas être gêné par cette révélation. Son avocat le regarda, se demandant comment ses aveux pouvaient l’aider dans sa libération. Le procureur opina de la tête et Midsheid poursuivit, « En revenant de l’enterrement de mes parents, je suis tombé sur une bande qu’avaient formé les pégases de ma classe. Ils m’avaient considéré pendant plus de deux ans comme leur bouc-émissaire et je leur en voulais donc, par conséquence, énormément. L’un deux, le meneur… Whitecloud… avait recommencé à m’en bourrer plein les ailes… » Un cri passa dans l’assemblé et le procureur le fit taire de sa grosse voix.

« Jeune pégase ! De telles grossièretés ne sont pas admises en ce lieu. Poursuivez mais faites attention ! »

« Pa-pardon… comme je disais ils recommencèrent à me charrier en m’insultant. Mais Whitecloud avait fait une erreur qu’il regrette surement en ce moment s’il n’est pas mort… il avait commencé à insulter mes défunts parents. Je n’étais déjà pas en état d’en parler tellement les faits étaient récents. Mais à ce moment, je crois que je n’ai pas pu me contrôler… j’ai dégainé mon couteau situé sous mon aile gauche entre mes plumes de soutiens et me suis jeté sur lui… »

Midsheid décrivit ensuite la scène de l’affrontement. Il parla aussi qu’il n’avait pas réussi à se contrôler à ce moment et de la terreur dans les yeux de Whitecloud. Il détailla tant et si bien que plusieurs juments durent évacuer la salle, évanouies. Une fois son discours terminé sur sa dernière visite en cellule d’interrogation, il baissa la tête et avala lourdement. Un sentiment qu’il avait trop détaillé lui passa dans la tête. Une voix pourtant, venant du jury, le sortit de sa transe.

« Votre honneur ! Un poney capable d’aussi bien détailler ses propres crimes ne pouvait qu’être dans une lucidité des plus totales ! Son affirmation quant au fait qu’il ne contrôlait pas ses actes n’est pas justifiable ! » Un bruit d’approbation ce fit entendre, soutenant celui qui avait dit ça. Le procureur ne fit pourtant pas taire l’assemblée cette fois. Il était assis dans son fauteuil, le regard apparemment perdu dans une description de son maillet en bois. Quand le calme se fit de lui-même, il se leva et dit d’une voix ou sonnait la déception mais aussi la culpabilité, comme s’il essayait de peser le pour et le contre dans cette affaire. La voix de l’avocat se fit entendre, coupant le président de cérémonie dans sa réflexion.

« Je rajoute aussi votre honneur, que la perte d’être cher est quelque chose de déstabilisant. Nous ne pouvons pas mettre cela sur le compte de la préméditation. L’achat du couteau est peut-être quelque chose pouvant s’en approcher. Mais dans l’état dans lequel se trouvait mon client à cet instant délaisse toutes autres hypothèses »

Le procureur acquiesça silencieusement avant de prendre clairement la parole, « Bien. J’ai une dernière question pégase Midsheid » Cette soudaine attention fit relever la tête du concerné qui regarda intensément le procureur, celui qui avait le pouvoir de choisir pour lui la vie ou la mort, celui qui pouvait le sauver ou le tuer, « Vous avez juré donc je sais que votre réponse sera claire et sans hésitation. Ai-je votre parole ? »

« Oui votre honneur ! » Dit un Midsheid un peu déboussolé par la tournure de la situation.

« Voulez-vous la vengeance contre les poneys ou les GRIFFONS ? » Il appuya lourdement sur le dernier mot. La réaction du pégase gris ne se fit pas attendre.

« Griffons ! » Cria-t-il, dents serrées. Il appuya son mot d’un puissant coup de sabot qui brisa net dans un énorme CRAC la barre de soutien en bois de dix centimètres entourant le cloitre des accusés. Ce violent bruit fit sursauter l’assemblée qui ne répondit rien sur le coup. Deux soldats, s’attendant à une mauvaise réaction de la part du pégase, se rapprochèrent de lui. Midsheid ne fit rien et regarda le procureur qui se grattait le menton, pensif. Ce dernier prononça ensuite d’une voix ferme.

« La séance est levée. Le jury va délibérer ! » Rien ne se fit entendre ensuite en dehors des poneys se levant et se dirigeant vers la salle de délibération adjacente. Midsheid souffla et s’affala dans sa chaise, de grosse perle de sueur se formant sur son front. Son avocat se plaça devant lui et le scruta, stricte mais a ce qui semblait être admiratif. Il prononça à voix basse.

« Impressionnant Midsheid. Vous avez peut-être une chance de vous en sortir… après tout.»

Midsheid lui lança un regard approbateur et reprit sa respiration normale. Une dizaine de minute passa sans aucun son autre que ceux de la respiration du public silencieux derrière le pégase et son avocat. La pièce ou étaient allé le président et ses membres du jury était insonorisée par un sort, par conséquent, rien ne pouvait sortir de là avant qu’ils n’en sortent eux-mêmes. L’attente parut interminable mais elle se termina par l’arrivée de toute la petite troupe de poney.

Le public, ainsi que Midsheid, se leva pour accueillir le président et le jury. La tension, palpable plus que ne pouvait le penser alors le petit groupe arrivant, s’intensifia quand le procureur reprit la parole.

« Le jury à délibéré… étant donné les faits mais aussi les données recueillies et le témoignage, juré sur le Fer-Architectural. Nous en sommes venus à trois conclusions. Êtes-vous prêt à les entendre jeune Midsheid ? »

« Oui ! » Répondit immédiatement le concerné.

« Bien. Vous avez été prononcé coupable de vos faits et recevrez donc une peine pour cela. Voici la première décision. La seconde est que, vu votre état à ce moment précis et selon la loi régit dans le code de la défense de l’accusé Art-05/9.5 versets sept et huit, vous n’êtes pas considéré comme conscient de vos actes et donc gracié de peine d’exécution… » Le cœur de Midsheid frôlait en ce moment les deux milles battements minutes, il en était sûr, s’il avait pu les compter. « La troisième est que votre crime ne restera cependant pas impuni. Vous serez envoyé demain dans une formation rapide pour devenir soldat, ce, même ayant un an de moins que la législation ne le permet. De plus, vous serez envoyé en premier dans les lignes de fronts et utilisé comme espion ou fantassin selon le bon-vouloir de votre chef de garnison. Le jury et moi-même avons tranché, tout refus de votre part vous enverra aussitôt sur le peloton d’exécution. Avez-vous bien pris conscience de cela ? » Un hochement ferme de tête de la part de l’accusé confirma ses dires. Il finit donc par dire :

« La séance est définitivement close. La salle va être évacuée. Soldat, ramenez l’accusé dans sa cellule jusqu’à son transfert ! » Il termina en claquant son marteau de président d’un coup sec contre le bois du réceptacle.

Midsheid souffla et suivit sans broncher les soldats qui lui mirent les menottes à sabots et qui le conduisirent hors de la pièce. Puis, tout d’un coup, la zone s’obscurcit, ne laissant qu’un poney en armure et ses yeux brillants dans les ténèbres.

**********************************************************************************

Twilight enleva sa corne qui arrêta de briller et regarda Midsheid devant lui qui avait ouvert les yeux. Ces derniers, vert et mauves, reflétaient plus du soulagement que de la colère, ce qui contrastait totalement avec ce qui s’était passé quelques minutes auparavant. La jument quant à elle semblait compréhensive. Elle avait compris ce qui dérangeait tant le cœur du jeune pégase. La vengeance. Même si elle n’aimait pas ce mot, il répondait à toutes les questions que pouvait alors ce poser Twilight. Elle comprenait alors soudainement pourquoi il avait tellement été distant avec elle durant sa première semaine sous le grade de garde rapproché. Elle l’avait empêché de partir au front. Même étant de peine de tribunal, il avait sans doute compté dessus afin d’assouvir sa vengeance, tourner sa peine en sa faveur. Certes il y aurait sûrement perdu la vie mais il aurait eu le cœur libre.

Twilight se sentait d’un seul coup d’un égoïsme total. Elle l’avait non seulement, coupé des seules personnes qu’il connaissait jusqu’à présent, mais aussi empêché d’assouvir une vengeance compréhensive. Elle se sentait tout d’un coup minable. Sa crinière bleu profond avec des traits jaune, mauves et mauves clairs scindée en cinq bandes*, qui jusque-là, virevoltait dans un vent magique, s’arrêta brusquement et tomba raide, comme répondant au sentiment de sa porteuse.

Ils se regardèrent dans les yeux pendant quelques temps. L’une, le regard montrant une grande tristesse et une culpabilité capable de tordre du fer. L’autre, le regard montrant un soulagement apaisant et une perplexité quant au regard de sa maitresse. Tous les deux restèrent ainsi, sondant l’âme de l’autre à travers leurs yeux.

Une étincelle…

Un regard interrogateur…

Une envie de libération…

Une envie…

Une décision…

Midsheid s’avança et pressa ses lèvres contre celles de Twilight, y voyant une façon de s’échapper et de laisser tomber tous ses malheurs. La princesse, voyant cela comme une libération de quelque chose d’enfoui et de perdu depuis longtemps...

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Note de l'auteur

PG = Partie Griffon
ADJP = Administrations des Droit des Jeunes Poneys
Fer-Architectural = (Peut être vus comme la bible version MLP:FiM) C'est une représentation du fer du grand Architecte qui aurait régis Equestria il y a longtemps. Tous poneys jurant dessus et ne tenant pas sa parole doit s'attendre à une mort violente et certaine.
La crinière de Twilight = Suite à sa transformation en Alicorne, Twilight a revêtu sa crinière qu'elle avait eu lors de son combat contre Tirek, dans les deux derniers épisodes de la saison 3.

Voilà tout le monde j'avais dit deux semaine mais je suis revenu un semaine plus tôt du coup j'en profite ^^
J'espère que vous allez apprécier :P

Bonne lecture ;)

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Especiel
Especiel : #23957
BurningShadow13 juillet 2015 - #23686
"Elle avait eu besoin pour ce sort, de ce rappeler la manipulation de la magie du roi Sombra, celle des illusions, qui lui avait permis de créer un panel incroyable d’extension de sortilège concernant la manipulation génétique et du cortex cérébrale."
C'est se rappeler avec un "se" au lieu du "ce".

"Mais le procureur, à qui Midsheid avait attisé la curiosité, intima au poney de ce taire"
Idem, "se taire".

"« Impressionnent Midsheid. Vous avez peut-être une chance de vous en sortir… après tout »"
Au début je voulais juste parler du problème de typographie (il manque un point à la fin, et j'aurais plutôt mis une virgule plutôt que trois petits points), mais je viens de voir que j'avais sauté la faute dans impressionnant, avec terminaison en -ant et non -ent.

"Même étant peine de tribunal, il avait sans doute compté dessus afin d’assouvir sa vengeance, tourner sa peine en sa faveur. Certes il y aurait surement perdu la vie mais il aurait eu le cœur libre."
Il manque un ou plusieurs mots dans la première proposition, et probablement un dans la deuxième (là-dessus ?). Il manque aussi un accent circonflexe dans sûrement.

Voilà pour le relevé habituelle orthographique habituelle, je tiens à préciser qu'étant pas au top aujourd'hui, je suis sûr d'en avoir loupé plein. Ce que je te conseille à l'avenir est que tu m'envoie tes textes avant de les publier, je les corrigerai :)

Concernant ce chapitre, j'avoue avoir pensé que les éclaircissements dont j'avais parlé seraient un peu maladroit, mais au final tu les négocies très bien, félicitations !

Merci beaucouuuuuuuup xD je suis comptant que ma petite histoire de tribunal t'ait plus ^^
Pour les fautes, encore merci *^* J'ai déjà corriger :P
Il y a 3 ans · Répondre
BurningShadow
BurningShadow : #23686
"Elle avait eu besoin pour ce sort, de ce rappeler la manipulation de la magie du roi Sombra, celle des illusions, qui lui avait permis de créer un panel incroyable d’extension de sortilège concernant la manipulation génétique et du cortex cérébrale."
C'est se rappeler avec un "se" au lieu du "ce".

"Mais le procureur, à qui Midsheid avait attisé la curiosité, intima au poney de ce taire"
Idem, "se taire".

"« Impressionnent Midsheid. Vous avez peut-être une chance de vous en sortir… après tout »"
Au début je voulais juste parler du problème de typographie (il manque un point à la fin, et j'aurais plutôt mis une virgule plutôt que trois petits points), mais je viens de voir que j'avais sauté la faute dans impressionnant, avec terminaison en -ant et non -ent.

"Même étant peine de tribunal, il avait sans doute compté dessus afin d’assouvir sa vengeance, tourner sa peine en sa faveur. Certes il y aurait surement perdu la vie mais il aurait eu le cœur libre."
Il manque un ou plusieurs mots dans la première proposition, et probablement un dans la deuxième (là-dessus ?). Il manque aussi un accent circonflexe dans sûrement.

Voilà pour le relevé habituelle orthographique habituelle, je tiens à préciser qu'étant pas au top aujourd'hui, je suis sûr d'en avoir loupé plein. Ce que je te conseille à l'avenir est que tu m'envoie tes textes avant de les publier, je les corrigerai :)

Concernant ce chapitre, j'avoue avoir pensé que les éclaircissements dont j'avais parlé seraient un peu maladroit, mais au final tu les négocies très bien, félicitations !
Il y a 3 ans · Répondre

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