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Aujourd'hui, je suis...

Une fiction écrite par RainbowSoarin00.

Gleaming Ostentatious Mahogany

Je suis une riche héritière, Gleaming Ostentatious Mahogany. Et dès le début du jour, des serviteurs viennent m’assister.

Ils me réveillent en douceur, puis m'amènent dans le bassin de marbre dans lequel je m’immerge chaque matin et chaque soir. Les mâles se retirent, pendant que les juments font couler une eau à la température parfaite. Elles lavent mon splendide pelage fushia et turquoise avec du lait d’ânesse avant de passer une lotion à la pomme fraîche et à la poudre de rubis dans mes crins d’un roux éclatant. Une douce brosse de soie passe sur mes ailes un produit à base d’essence de cactus et de concentré de crevette d’Albaponie.

Ensuite, elles coiffent ma crinière, en ramenant une grande partie des crins sur le dessus et en faisant une sorte de natte très large. Puis, elles prennent le reste et le font descendre le long de mon encolure, jusqu’à mes sabots. Enfin, elles déposent sur la coiffure obtenue mon serre-tête blanc.

Nous partons dans la suite de beauté. Là, une habile mais néanmoins disgracieuse griffonne me maquille.

Elle commence par passer une crème aux paillettes d’argent sur mon visage, frottant doucement la fourrure de vison sur ma peau. Laissant la crème faire effet, elle me dépose un peu de saumon de Ponorvège sur les paupières, et m’enduit les sabots de gel hydratant avant de me les limer soigneusement. La crème est délicatement retirée avec un étoffe de soie douce pendant que le saumon glisse. Elle m’applique du mascara sur les cils, entourant mes sublimes yeux bleu ciel. Pour finir, une beau rouge à lèvres vient compléter le tout.

La suite d’habillage est la suivante. Nous y trouvons rapidement un gilet de cachemire brodé de fils d’or, et une jupe d’angora fauve constellée d’émeraudes. Je les enfilerai après mon petit-déjeuner.

Nous allons dans la somptueuse salle à manger d’apparat, aux fresques murales bordées de dorures. Là, ma nourriture m’attend. On me propose une salade de truffes blanches d’Alba à la crème de caviar saupoudrée de safran. Ça suffira. Le café kopi luwak, en revanche, était bon. Des serviteurs licornes me portent les portions à la bouche, l’une après l’autre, et attendent anxieusement mon verdict. Si c’est mauvais, ils iront récurer les sols.

Puis, l’on m’habille. Là encore, ce sont des licornes qui me passent mes vêtements. Le doux toucher du cachemire est très agréable, la jupe d’angora un peu moins. Mais bon, il faut souffrir pour être belle, n’est pas ?

On me dépose sur des coussins de laine mérinos, et l’on m’emporte vers mon collège, l’établissement le plus huppé de tout Vanhoover. J’y retrouve mes deux meilleures amies, la terrestre Mind Blossom, et la licorne Spicy Meridian. La première est prune aux crins rouges sang, la seconde est jaune aux crins gris.

Nous suivons une journée de cours classique, bonnes manières, diction, art des affaires, culture générale… Le seul épisode marquant fut le déjeuner, où l’on ne nous servit que des verrines d’épinard confit en entrée, alors que les sushis de goémons Ponytaliens au wasabi avaient clairement besoin de quelques fèves tonka pour relever leur goût.

Nous sommes reparties du collège à la fin de l’après-midi, passablement en colère contre la stupidité du personnel du restaurant scolaire, dont l’erreur grossière a terni notre journée. Mais, je n’en tiens pas rigueur à long terme, car je suis conviée dans la soirée à la présentation des nouveaux modèles de Hoity Toity.

Des serviteurs viennent me chercher à la sortie de l’établissement, et après avoir quitté mes amies, je monte sur la couche plaqué argent recouverte de coussins. On m'emmène directement dans le magasin le plus cher de la ville, celui de la marque qu’a lancée Sapphire Shores. J’y choisis une robe bleu foncé incrustée de topazes et d’opalines et des collants jaunes constellés de béryls rouges et de serendibites. Je prends aussi de somptueuses boucles d’oreilles de taafféite pour faire bonne mesure.

Je remonte sur la couche et me laisse bercer par le mouvement.

Nous arrivons rapidement devant le palais de justice, transformé en salle des fêtes pour l‘occasion. Sur les escaliers de marbre, je retrouve mon père, un pégase lui aussi. Je l’embrasse et nous entrons dans le colossal bâtiment.

L’intérieur est fastueux, même pour moi. Le sol de marbre rose irisé de reflets argentés est en partie recouvert par un tapis de velours rouge, éclipsant presque les tentures de satin doré aux murs. Ils n’ont pas fait les choses à moitié.

Nous suivons un long couloir bordé de fenêtres donnant sur la ville, nous permettant d’admirer au passage les lumières nocturnes. Entre ces ouvertures se trouvent de splendides tapisseries, même la très célèbre “Dame à l’humaine”. Si je me souviens bien, les humains sont des créatures fantastiques du folklore griffon et des licornes d’Orient. Oui, il me semble que c’est ça.

Nous arrivons au bout du corridor et entrons dans un pièce immense, où autour du podium central sont placés de nombreux canapés, sans oublier un buffet au fond de la pièce. Je me hissais sur un des tricliniums et me saisis de la coupe de jus de fruit que me tendait un laquais à perruque blanche de l’ancien temps.

D’autres serveurs circulaient parmi les invités, proposant un verre ici, un amuse gueule là… J’attrapai au passage un bagel de champignon matsutaké au algues de Ponyrmanie, et je croquai dedans. Pas trop mal, bien qu’un peu de safran serait le bienvenu. Mais bon, je ne vais pas chipoter pour si peu.

Les spots surpuissants s’allument lorsque les lustres de cristal s'éteignent, et la présentation commence. De jolies robes incrustées de pierres précieuses défilent, de temps à autres remplacées par une tenue futuriste tout simplement à couper le souffle. J’en repère une splendide de couleur rouge zébrée de blanc et de gris, qui s’accordera parfaitement avec mon pelage pie. Je l'achèterai à la fin du défilé. Pour le moment, je me régale les yeux.

Dès que les mannequins cessent d'apparaître sur le podium, je me précipite vers le styliste bleu-gris, qui tient la tenue entre ses sabots. Mais, une licorne rose me coupe la route, apparemment dans le même but. Comme je m’accroche à ma trajectoire, elle mordit violemment dans ma robe de taffetas, en déchirant un pan. Mais j’en fais fi et je continue sur ma lancée. C’est alors que, tournant la tête vers elle, je vis une traînée d’un vert pur fuser vers moi. Puis, ce fut le noir.

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Note de l'auteur

Bon, désolée de vous laisser dans le brouillard comme ça, mais la nature même de la fiction nécessite le secret défense.

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RainbowSoarin00
RainbowSoarin00 : #50343
@Luiwen N'oublie pas Las Pegasus enfin x)
Il y a 4 jours · Répondre
Luiwen
Luiwen : #50342
M'enfin... Vanhoover, Canterlot... tous les même.
Il y a 4 jours · Répondre
RainbowSoarin00
RainbowSoarin00 : #50338
@Luiwen "Vanhoover" *tousse* *tousse*
Il y a 5 jours · Répondre
Luiwen
Luiwen : #50337
Eh ben mon coco... je savais déjà que les membres de la cour de Canterlot sont plutôt rasoirs, mais pas à ce point là.
Il y a 5 jours · Répondre

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