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The Seven Died

Une fiction écrite par GeekWriter.

Chapitre 5 : Dans les ténèbres

« Espèce de garce ! » hurla Applebloom qui étranglait Sweetie Belle en la secouant comme un prunier. La victime de la détective au corps de gladiatrice commença à devenir bleue alors que Scootaloo faisait de son mieux pour les séparer. Hélas, avec sa force physique de crevette, Applebloom l’envoya rapidement balader contre un arbre, assommant à moitié la petite détective qui se ressaisit bien vite.

« Oh bon sang ! Quelqu’un est en train d’aider Granny à se relever ! » cria t-elle à Applebloom qui lâcha aussitôt la fautive pour observer la scène. Un individu fort bien charpenté était en train d’aider Granny à se relever et commença à partir avec elle. Scootaloo réagit aussitôt et laissa ses amies en plan pour courir après l’individu immense, lui criant de s’arrêter. Elle piqua un sprint des plus impressionnants, réduisant d’un coup la distance entre elle et son objectif. Au moment où elle arriva presque au contact de l’étrange duo, celui-ci décolla d’un bond magistral avant d’atterrir dans la forêt. Gardant son sang-froid elle maintint la cadence et pénétra dans la forêt. Aussi agile qu’un cabri, elle diminua certes un peu sa vitesse, mais elle ne fut nullement gênée par les branches et autre racines. C’est comme si elle volait au beau milieu de la flore. Cependant, au bout de trois minutes, elle devait bien se rendre à l’évidence : elle a perdu de vue sa cible. Et il n’y avait aucune trace de son passage où que ce soit. Quelques instants plus tard, une Applebloom toute essoufflée la rejoint, puis donna un coup de pied dans un arbre à proximité. Les deux femmes rejoignirent Sweetie Belle. La détective en robe n’avait pas participé à la poursuite, n’étant pas du tout capable de courir cinquante mètres sans risquer l’arrêt cardiaque. Elle semblait cependant très affairée par une tâche demandant une grande concentration.

« Excuse-moi pour avoir péter les plombs, commença Applebloom avec embarras.

- C’est rien, ta réaction est naturelle, trancha la jeune femme qui observait un coton tige avec grande attention. Faudra que t’analyses ça.

- Qu’est-ce que c’est que ce truc ? demanda Scootaloo qui n’osait pas s’approcher.

- C’est vert et épais… mais là, je ne vois pas vraiment, répondit Applebloom. Je m’occuperai de l’échantillon. D’abord, faut que je m’occupe de mon frère.

- Nous, on va essayer de retrouver ces pauvres flics, annonça Scootaloo. J’ai bien peur que ces coups de feu étaient pour eux. »

***

Le lendemain, la détective à la plastique puissante, avec une blouse blanche trop petite pour elle, était penchée sur une paillasse de fortune. Devoir annoncer la nouvelle à son frère a été pénible, mais la disparition des deux policiers était problématique pour tout le monde. Des deux experts, il n’en restait que des traces de sang à côtés d’impacts de fusil.

Elle installa la lame de verre au microscope. Il était temps de savoir ce qu’était cette substance verte.

***

« Tu te rends compte que contrairement à nous, elle a continué ses études jusqu’à avoir sa licence en biologie ?

- Soit pas médisante Sweetie, rembarra Scootaloo. Je vais voir Spitfire. Tu viens avec moi ?

- Nah… J’ai des trucs à faire. On se tient au courant ?

- Bien sûr. »

Les deux femmes se séparèrent et moins d’une heure plus tard, la yamakazi frappait à la porte de l’inspectrice de police. La femme à la chevelure de feu lui ouvrit, une bouteille à la main, une mine épouvantable et un vieux peignoir sur le dos. Avec un fort relent de mauvais alcool, elle se décala sur le côté, laissant entrer l’ancienne cadette.

Une personne s’en va et c’est plusieurs univers qui s’effondrent.

La détective laissa la policière s’effondrer dans son fauteuil et s’allumer une cigarette. Bien que Scootaloo avait du mal avec la fumée à l’intérieur, elle laissa faire, sachant pertinemment qu’elle devait laisser la gardienne de la citée vider son sac avant toute chose. Finalement, après trois bouffés et autant de gorgés, elle prononça d’une voix brisée :

« La maire veut me virer dans un village paumé… comme shérif. »

La yamakazi en fut bouche bée. Shérif… c’était une mise au placard pure et simple. Une conséquence de la disparition infortune des deux experts, certainement. Mais étant donné les circonstances, rien n’incriminait qui que ce soit à part le médecin de Granny Smith pour incompétence. Elle n’osa bouger ou réconforter la policière, alors, elle farfouilla dans ses poches et en sortie deux objets : une photo et le badge de police de la défunte. Scootaloo tendit alors le tout à la dame à la chevelure flamboyante, qui remercia piteusement la jeune femme avant de fondre en larmes. L’acrobate, trop émue pour rester impassible, s’installa avec elle et l’enlaça dans ses bras, pour l’accompagner.

***

Sweetie Belle pesta encore une fois. Elle tambourina à la porte de l’appartement, mais aucune réponse. Pas encore !? Malheureusement, il semble que si. La détective, qui commença à se sentir de sale humeur, descendit les étages quatre à quatre et sonna à la porte du concierge. Celui-ci ouvrit et offrit un sourire gêné.

« C’est encore le cas n’est-ce pas ? demanda avec un brin d’agressivité une Sweetie Belle qui sentit sa tempe palpiter.

- Ils sont venu le prendre y’a moins d’une heure. C’est des voyous de la Mane-iac, avec leur cheveux coiffés n’importe comment.

- Rah ! Je m’occupe de ça. » ronchonna la dame distinguée.

Elle retourna à sa voiture et prit son portable et afficha la carte GPS du quartier. Elle lança ensuite un programme et un point apparut à six cent mètres de sa position. Forte de cette information, elle ouvrit la boite à gant et saisit son pistolet auquel elle attacha un silencieux. La détective chic comptait se défouler sur le ou les coupables de la mort de sa sœur, mais commencer par quelques voyous de bas étage sera tout aussi bien pour passer ses nerfs. Il ne fallut que quelques minutes en voiture, pour rejoindre la planque des anciens sous-fifres de la Mane-iac, être à leur porte et insérer un chargeur dans le pistolet.

Lorsqu’un punk lui ouvrit pour la rabrouer avec violence et vulgarité, elle le mit à genoux d’un coup de pied bien placé et le neutralisa en silence avec une solide clef de bras. Leur planque était un appartement jonché d’ordures et de seringues, mais les photos renversées à terre indiquaient qu’ils appartenaient à un couple. Elle s’avança dans la cuisine et abattit prestement deux individus supplémentaires. Le bruit des corps s’affaissant au sol en attira un troisième qu’elle élimina en plaquant sa main sur la bouche du malandrin, tout en lui calant trois cartouches dans les poumons.

Le feu dans le regard, elle se fraya un chemin jusqu’au fond de l’appartement et ouvrit la porte. Trois solides gaillards entouraient un frêle jeune homme qui n’en menait pas large. En quelques instants, les trois voyous étaient partis pour l’autre monde et elle vérifia le contenu de son chargeur : vide.

« Bah alors bichon ? apostropha la jeune femme au survivant qui se décontracta. Je ne t’ai pas dit de déménager à un endroit plus sécurisé ? J’en ai marre de devoir te sauver à chaque fois.

- Bah ça ne changera rien, répondit le jeune homme en haussant les épaules. Ils forceront toutes les sécurités au monde à cause de mes capacités. »

A présent calmée, la dame émit un faible sourire.
Button Mash et ses capacités informatiques et particulièrement, de hacking, étaient très demandés dans le milieu. Mais le jeune homme était surtout un créateur de jeu vidéo indépendant. Donc régulièrement, il reçoit des offres, les refuse, se fait enlever, puis sauver par Sweetie Belle. Ironiquement, il représente malgré lui l’un des pires stéréotypes de jeu vidéo qui soit, sauf que c’est la princesse qui vient le secourir à chaque fois.

« Ils voulaient quoi ? demandait la jeune femme qui enlaça le pro de l’informatique.

- C’était des tarés, expliqua le jeune homme qui exhiba son travail. Il voulait que je pirate les radars nationaux pour trouver des signaux extra-terrestres. »

Sweetie Belle acquiesça, la Princesse du crime avait tendance à recruter les individus les plus instables mentalement. Ce n’est donc absolument pas étonnant qu’ils aient enlevé le petit ami de la dame, pour des motifs des plus absurdes.

« Bon, je te reconduis chez toi. Tu peux me faire une copie de tout ça, on ne sait jamais. Si leur lubie est général, faudra prévenir les autorités.

- Bien sûr Sweety, répondit l’informaticien. Je te fais ça en rentrant. »

***

En tremblant, Applebloom se servit une bouteille du cidre le plus fort que sa famille produit. Le liquide contient des cellules transportant de l’oxygène… comme le sang humain. C’était du sang ! Granny Smith a donc forcément été touchée.

Etait-ce une créature inconnue venant d’Equestria ? Une créature capable de traverser les dimensions ? Ou était-ce un incident magique qui modifiait les personnes ?

Mais surtout : qu’était-il devenue de sa grand-mère !?

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Églantine
Églantine : #42744
L'histoire est sympa et tout hein, mais choisis, imparfait ou présent.
Il y a 1 an · Répondre

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