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Night and Day

Une fiction écrite par inglobwetrust.

Chapitre 13

Au-dessus des nuages, un pégase blanc portait sur son dos une batponey au pelage foncé. Golden volait non-stop depuis quelques heures, sans se retourner, pas avant d’être sûr de se trouver loin de Canterlot et de la menace que constituait maintenant son unité en plus de celle des batponeys.

Mais même un athlète de haut niveau comme lui finissait par sentir la fatigue prendre le dessus. Peu avant le soir, ses battements d’ailes commencèrent à se faire plus pénibles, plus lourds, plus saccadés, et Midnight le sentit, toujours fermement accrochée à lui.

« M… Midnight… Je vais devoir me poser en bas… Mes ailes commencent à fatiguer… Prépare-toi à la descente… », souffla-t-il en amorçant un virage pour se laisser porter par le vent. Midnight l’embrassa dans le cou pour lui donner encore un peu de force et pour montrer qu’elle avait entendu le message. Elle lui murmura à l’oreille.

« Vas-y, Golden. T’en as déjà beaucoup fait aujourd’hui. Je t’aime. » Les doux mots firent sourire tendrement le pégase qui perça la couche nuageuse, en sentant la batponey fourrer son museau dans sa crinière. En la sentant ainsi tout proche de lui, il aurait pu voler jusqu’aux confins d’Equestria.

Malheureusement, c’était son corps qui le commandait, pas son esprit, et ils fermèrent tous les deux les yeux en traversant le plafond nuageux. Quand ils les rouvrirent, ils eurent l’impression que le destin leur faisait une cruelle blague en observant le spectacle sous leurs sabots.

La forêt Everfree.

Midnight ne put s’empêcher de grogner. « Oh, Luna….. » soupira-t-elle avant de renfoncer la tête dans la crinière du pégase. Golden chercha un endroit dégagé, et si possible pas marécageux, pour se poser, et trouva une petite prairie dégagée au milieu de cette masse inquiétante d’arbres repoussants.

A quelques dizaines de mètres du sol, il courba ses ailes pour atterrir en douceur, et se posa délicatement sur le coin d’herbe offert par cet endroit. Il s’agenouilla et laissa Midnight descendre, en le débarrassant de ses lourds sacs de selle. Enfin libéré des poids qui pesaient sur son dos, il se laissa s’effondrer au sol, le temps de reprendre son souffle et de calmer son corps qui criait de douleur dans chaque recoin de sa chair.

Midnight vit le pégase allongé sur le sol et se blottit rapidement contre lui, en essayant de lui apporter un peu de chaleur et de réconfort. Golden sourit et sentit instantanément ses muscles se détendre un peu. Il tourna sa tête sur la gauche et l’embrassa sur la joue, ce qui la fit rire, avant de passer un sabot autour de son cou. Midnight fit de même et se tourna vers sa droite pour l’embrasser, cette fois sur les lèvres.

Tous deux restèrent ainsi un moment, profitant pour la première fois depuis longtemps d’un instant de calme, sans danger autour d’eux, sans urgence, a simplement se focaliser sur le souffle de l’autre. Ils se firent quelques longs câlins, tendres et chaleureux, passant délicatement leurs sabots sur le corps de l’autre, en laissant de côté tous les soucis de la journée. A cet instant, seul l’autre comptait, et le monde pouvait bien se résumer aux quelques mètres de verdure qui les entouraient. Leurs paupières se fermèrent tous les deux à l’unisson pour mieux profiter de l’instant.

Mais peu à peu, la réalité leur revint en tête, et Midnight posa en premier la question inévitable.

« Golden, où est-ce qu’on va aller ? On ne peut plus revenir à Canterlot, et je ne connais rien en dehors, alors… qu’est-ce qu’on va faire ? » L’inquiétude s’entendait dans sa voix, et Golden se tourna vers elle, la prit dans ses sabots et la fit s’allonger au-dessus de lui, malgré la douleur dans son propre corps, en la caressant pour mieux la réconforter.

« Je ne sais pas, Midnight. On est libres, on peut aller où on veut. Recommencer une nouvelle vie. Ensemble. Toi et moi », il finit en l’embrassant tendrement sur le front. « Trottingham, Poneyville, San Franciscolt, Appleloosa… Le monde est à nous. »

Midnight sourit, légèrement, avant de reprendre un air plus sérieux. « On fera comment, Golden ? On est des gardes, on sait rien faire d’autre. Et si ça se trouve, on est des fugitifs pourchassés dans tout Equestria. » Elle fit une petite pause. « Mmm, deux fugitifs en cavale, c’est sexy. »

Golden rit et caressa un peu plus sa crinière bleue nuit. « On trouvera. Bien sûr, ça sera difficile au début, mais faut bien commencer petit, pas vrai ? On trouvera du travail, on s’offrira une jolie maison, entourée d’autres belles maisons avec de gentils voisins, avec un beau salon, un beau jardin, un bon canapé bien moelleux pour se faire des câlins toute la journée quand il pleuvra, tout ce qu’il faut pour nous deux… Tu préfères quelle couleur pour les rideaux ? » demanda-t-il, en rêvant à voix haute.

Midnight sourit à nouveau, mais cette fois de façon plus sincère. « Tout ce que tu veux, tant que tu me laisses choisir le lit », répondit-elle de ses yeux enjôleurs. Si la situation s’y serait prêtée, il lui aurait montré de suite qu’un matelas n’était pas forcément nécessaire pour eux. Mais la forêt Everfree rend tout moins sexy.

Le sourire ne quitta pas le visage de Golden. « Promis. Et pendant tout ce temps, je te protégerais, toi, ma Princesse. » Instinctivement, Midnight se pencha pour lui donner un gros baiser, qu’ils firent durer pendant de longues secondes, mêlant leurs langues cette fois-ci.

« Mais compte pas sur moi pour être la gentille maman qui portera des tabliers en faisant des gâteaux pour les enfants des voisins. Sérieux, tu me vois avec un tablier rose à frous-frous ? J’suis pas ce genre de juments. Je suis… » Elle chercha ses mots. « Indomptable. »

Golden laissa sa tête reposer au sol. « C’est officiel, je suis amoureux de la fille la moins fille de tout Equestria. »

« Dis pas que t’aimes pas ça. Tu veux que je change ? Aucune chance, Golden. Aucune chance. »

Golden la serra un peu plus fort contre lui. « Je t’aime comme tu es, Midnight. Tu es drôle, tu n’as pas peur de dire ce que tu penses, tu es courageuse, et… tu es sublime. »

« Ouais, je sais. » Elle fit une pause. « Et t’es pas mal non plus. »

« Pas mal ? » s’offusqua Golden en souriant.

« Bon, okay, t’es le plus beau pégase du monde. Et je le pense vraiment. Presque aussi génial que moi », ricana la batponey. Elle se fit plus sérieuse. « Tu sais, jamais quelqu’un ne m’a rendu aussi heureuse que toi, même maintenant, alors qu’on est chassé par tout le monde, que j’ai les ailes cassées, et… »

Elle s’interrompit un moment, la gorge soudain serrée. « Puis… T’es venu me chercher, alors que rien t’y obligeait, que tu pouvais fuir… » Quelques larmes commençaient à couler malgré elle. « Golden, ce que t’as fait… je connais pas beaucoup de poneys qui l’auraient fait… » Elle renifla un bon coup. « Pff… Regarde-moi, la super dure à cuire qui chiale… »

Golden se releva et l’étreignit tendrement dans ses sabots, la laissant pleurer les larmes qu’elle avait retenues depuis que les évènements s’étaient enchaînés ces dernières vingt-quatre heures. Golden la berça, laissa sa fourrure être trempée par ses pleurs, et ne cessa pas de l’embrasser dans le cou et de la caresser amoureusement pour la réconforter. Après quelques minutes, elle se calma et recula, montrant son visage fatigué au pégase.

« Hé », l’étalon releva son menton avec son sabot. « Ne pleure plus, je suis là. Je serais toujours là pour te protéger, alors ne t’inquiète pas. Je resterais fidèle à ma devise, même si je ne suis plus garde. Je serais ton seul garde. » Midnight sourit faiblement, et essuya ses larmes avec l’un de ses sabots.

« Voilà, tu es quand même bien plus jolie quand tu souris », dit Golden, avant de se rallonger avec elle dans l’herbe. La nuit commençait lentement à tomber, et leurs câlins reprirent pendant un long moment, avant que Midnight ne parle.

« Quand on est comme ça, j’ai l’impression qu’on est comme ces vieux couples qui peuvent pas se séparer. C’est dingue, non ? », rit-elle.

« C’est l’amour, Midnight. T’as été contaminé par mon romantisme », sourit Golden, amenant un des sabots de la batponey pour l’embrasser.

« Ouais, ou c’est parce que j’ai l’impression d’avoir pris dix ans en une journée », s’amusa la jument. Elle regarda les alentours, en se rappelant de leur première nuit passée dans cet endroit. « Golden, quand on a passé la nuit ici, est-ce que euh… tu… » Elle cherchait ses mots.

« Est-ce que je suis tombé amoureux de toi ce jour-là ? » Midnight hocha la tête. « Mmm… Je sais pas, mais en tout cas, même si on a tous les deux failli y passer, j’ai bien aimé être avec toi. J’arrêtais pas de penser à toi après, et je voulais te revoir, même si je savais qu’on risquait déjà notre peau. »

Golden regarda le ciel s’obscurcir avant d’ajouter. « Et personne ne lisse aussi bien les plumes que toi. » Il déploya son aile et caressa tendrement Midnight avec. « Il faut avoir beaucoup de confiance en l’autre pour faire ça. Et j’étais sûr que je pouvais te faire confiance.» La batponey sourit et embrassa son aile.

« Moi, c’est quand tu m’as soigné l’aile. Normalement, quand un garde voit un batponey, il se fiche bien de le laisser crever. Mais toi, tu m’as sauvé de la noyade, tu m’as donné de la chaleur dans cette cave froide et… t’étais assez mignon quand je te faisais peur avec mes crocs. » Elle les lui montra et ceux-ci brillaient légèrement dans la lumière de la Lune naissante. Golden sourit malicieusement et se releva lentement.

« Tu sais que t’es pas la seule à pouvoir dévorer l’autre ? » demanda-t-il. Midnight le regarda d’un air un peu confus, avant qu’il ne se jette sur elle, la couvrant de baisers sur tout le corps et la mordillant légèrement de toutes parts, surtout au niveau de ses oreilles. La batponey riait aux éclats, et se tortilla pour éviter les douces morsures du pégase, en prenant soin de ne pas faire de mal à ses ailes bandées.

Elle finit par trouver la parade en l’embrassant sur la bouche, le faisant immédiatement cesser ses attaques, tout en passant ses sabots autour de son cou pour l’empêcher de s’extirper du baiser. Midnight finit par le relâcher, avant d’ajouter.

« Okay, j’abandonne, t’as gagné. Tu ferais un bon batponey. Tu serais facile le plus sexy, et de loin. »

« J’ai la meilleure des profs », répliqua Golden, avant d’inverser les rôles et de s’allonger sur la poitrine de la jument.

Tous deux se turent pendant quelques instants, et Midnight caressa tendrement la crinière blonde de son amour, reprenant les câlins là où ils les avaient arrêtés. « Tu sais que t’es irrésistible, mon beau pégase ? » demanda-t-elle.

« Pas autant que toi, ma belle batponey », sourit Golden en donnant un autre baiser sur sa poitrine. Puis un autre, et encore un autre, pour faire rire Midnight, pour entendre à nouveau son doux rire, qui lui faisait oublier tous les problèmes qui les menaçaient. Elle dodelina de la tête et sa broche se laissa voir. Golden s’arrêta et passa un sabot dans sa crinière, en caressant délicatement l’objet.

« Tu sais, c’est à cause de cette broche qu’on m’a mis en prison au camp des gardes », expliqua le pégase. « Si je te l’avais pas donné, on en serait pas là… »

« Hé », Midnight se releva et tous deux s’assirent au sol. « Pense plus à ce qu’on aurait dû faire ou pas faire. Je regrette rien de ce qui est arrivé, tant qu’on est tous les deux ensembles. Je me fiche d’avoir les ailes cassées ou je sais pas quoi, parce qu’on a quand même fini par avoir ce qu’on voulait le plus au monde. »

« Et c’est ? »

« Ben toi, gros bêta. » Elle conclut en l’embrassant passionnément sur les lèvres.

« T’es vraiment une grande romantique en fait », se moqua Golden après qu’elle l’ait relâché.

« Je serais tout ce que tu veux si tu restes avec moi. »

« Je pensais pas que tu serais capable de me faire de tels compliments. »

Midnight leva les yeux au ciel et se releva un peu. « T’en veux encore ? » Golden hocha la tête et prit un sourire idiot. « Okay, alors… Tu es le plus bel étalon que j’ai jamais rencontré, tes yeux sont encore plus beaux que le plus beau des ciels bleus du monde, tes sabots sont les plus doux que j’ai jamais touchés, ta crinière brille encore plus que tout l’or d’Equestria, ta… » Elle s’arrêta en voyant les yeux rêveurs de Golden, qui semblait au septième ciel. « Quoi ? »

« Rien. Je profite de l’instant. Je te déclare officiellement grande romantique. »

« C’est entièrement de ta faute, beau blond. » Elle se rallongea dans l’herbe, avec Golden toujours posé sur sa poitrine. Les étoiles s’étaient levées, et Midnight eût une étrange impression de déjà-vu. « T’as vu les étoiles ? C’est comme la première nuit où on s’est embrassés. »

Golden glissa lentement et se mit à côté d’elle, pour mieux observer les étoiles. « Chut, y’a Luna qui nous regarde », dit-il en désignant la pleine Lune.

« Qu’elle continue, le spectacle va certainement être très… excitant », le taquina la batponey.

« On peut regarder les étoiles d’abord ? J’ai encore deux-trois trucs à t’apprendre sur elles. Tiens, regarde là-haut… » Le pégase tendit le sabot vers une série d’étoiles « C’est la constellation du… »

« Du pégase », finit Midnight. Golden écarquilla les yeux. Devant sa surprise, la batponey rit. « Hé, après que tu m’aies parlé des étoiles, j’ai eu envie d’en savoir plus et j’ai appris deux-trois trucs aussi. Tiens, là, il y a la constellation du Phénix, là-bas, la Licorne et… »

« Comment tu fais pour que je sois un peu plus amoureux de toi à chaque seconde ? » le coupa Golden. Midnight se tourna vers lui et fit un clin d’œil.

« J’ai le meilleur des profs. »

Le pégase et la batponey éclatèrent de rire, et se prirent par les sabots pour s’étreindre et se réchauffer alors qu’un vent frisquet montait. Golden reprit son souffle le premier. « Tu te souviens que j’ai dit que c’était comme la première nuit où on s’est embrassés ? »

Midnight hocha la tête. Elle voyait déjà où il voulait en venir. « Ce soir, tout est presque pareil. Ça ferait une belle fin à notre histoire si un jour on devait l’écrire. »

« Bof, je me passerais bien des ailes cassées et de toute la partie où on doit s’enfuir parce qu’on est pourchassés par les gardes », répliqua Midnight.

« Alors à nous d’écrire la fin. » Il se racla la gorge. « ‘Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants dans une belle maison’. Pas mal, non ? » La batponey sourit.

« Ça fait que quatre fois qu’on est seuls tous les deux et tu penses déjà à me faire des gosses. »

« Quoi ? Tu n’en veux pas ? Une mignonne petite batponey qui court entre tes sabots ou un joli petit pégase qui vole autour de toi, qui te dira tous les jours que tu es la plus jolie maman du monde, et moi je dirais, ‘T’as raison, fiston, c’est ta maman la plus belle’, et je t’embrasserais en te disant que je t’aime, et on vieillira ensemble jusqu’à ce qu’on ait la crinière grise, les sabots gonflés et que nos ailes ne nous portent plus. » Midnight resta ébahie pendant quelques secondes.

« Tu t’y vois déjà, hein ? »

« Tu trouves ? »

Golden se remit au-dessus d’elle. « Dit comme ça, ouais, j’aimerais bien avoir des enfants. Elle sera la petite fille la plus cool du monde, comme sa mère. Et si c’est un garçon, il sera beau comme son papa, avec la génialitude de sa maman. » Elle se perdit dans ses pensées, et un rire de Golden la ramena dans la réalité.

« Qui c’est qui s’y voit déjà maintenant, hein ? »

Midnight rit et mit ses sabots sur les deux joues du pégase. « Tais-toi et embrasse-moi. »

Et le baiser fut tout aussi, sinon plus, intense que le premier qu’ils avaient partagé tous les deux à Trottingham. A part que c’était Golden qui était cette fois à la place de Midnight, et que c’était lui qui menait la danse de leurs lèvres. Avec l’expérience acquise l’un avec l’autre, ils le firent durer plus longtemps, trouvant à chaque fois le bon chemin pour les lèvres de l’autre, ajoutant une passion nouvelle et un amour plus fort que jamais dans leur douce étreinte.

A bout de souffle, et complètement exténués de la journée, ils finirent par rompre le baiser, et se regardèrent longuement dans les yeux. Comme pour sceller un pacte d’amour éternel sans prononcer un mot.

« Dire qu’on devait seulement se revoir samedi », s’amusa Midnight.

« La distance éloigne les corps, mais rapproche les cœurs », répliqua instinctivement le pégase. Midnight écarquilla les yeux, et se mit à rire plus franchement.

« Je sais pas qui a écrit un truc aussi gnangnan, mais il avait raison. Quand j’étais enfermée dans la prison au camp, je pensais qu’à toi. J’avais peur qu’il t’arrive quelque chose, qu’on puisse plus se revoir, que c’était fini entre nous. Et penser à ça… j’en menais pas large, j’avoue », expliqua la batponey. « Et quand t’es venu me faire évader… Whouah, mon chevalier en fourrure noire qui venait me sauver et me prenait dans ses sabots pour qu’on vive notre amour loin d’ici… »

« On dirait un vieux conte de poney, hein ? » s’interrogea Golden. Elle hocha la tête, et passa les deux sabots derrière sa nuque.

« Ouais, mais c’était quand même cool. Surtout quand le chevalier est aussi sexy. » Golden embrassa affectueusement sa poitrine, la faisant glousser un peu.

« Quand j’étais enfermé, c’était pareil. Mais j’avais la broche, qu’un ami m’avait refilé, et comme ça, je pouvais penser à toi en respirant l’odeur de tes cheveux. » Il fit une brève pause et posa ses yeux sur le visage de Midnight. « Romantisme puissance 1000. » Il tendit le sabot et caressa sa crinière, en passant par la broche.

Un long silence plana sur les deux, et la fatigue se fit enfin sentir, rendant leurs paupières lourdes. Golden bâilla le premier. « Bon, je crois qu’il est temps de dormir. On a une longue journée qui nous attend demain. Bonne nuit, Midnight, je t’aime. » Il s’avança pour l’embrasser une dernière fois sur les lèvres. Il laissa son visage au-dessus du sien.

« Bonne nuit, Golden. Je t’aime », répéta-t-elle en tendant le cou pour l’embrasser aussi sur les lèvres. Avec réticence, ils rompirent le baiser et se blottirent confortablement l’un contre l’autre, en laissant leur chaleur se mélanger pour qu’il ne fasse qu’un, formant un cocon chaud où ils pouvaient sentir la douce fourrure de l’autre contre soi. En espérant que la nuit soit calme.

Ce qui ne fut pas le cas.

Peu après qu’ils se soient endormis, et alors que leur sommeil était encore léger, un bruit se fit entendre autour d’eux. Des branches qui craquent, des feuilles qui bruissent, et des sifflements. Midnight fut la première à avoir les oreilles qui se dressèrent. Elle se releva, sans réveiller Golden, et regarda tout autour d’elle, inquiète que des gardes les aient déjà retrouvés. Elle plissa les yeux et les planta là où le bruit venait. Et d’un coin sombre sortit…

Un changelin ?

Midnight ricana et secoua Golden. « Hé, Golden. Regarde qui est revenu se prendre une correction. »

Le pégase se réveilla, et Midnight mit ses sabots sur sa tête avant de la tourner vers le changelin qui était planté à quelques mètres d’eux. Golden se leva instantanément devant Midnight pour la protéger, et il s’avança lentement vers le changelin.

« Reste-là, Midnight, je m’occupe de lui. Il va regretter de nous avoir réveillés. »

Les adversaires se jugèrent du regard, attendant que l’autre fasse le premier mouvement. Midnight observa le spectacle, avant d’entendre d’autre bruits venant de derrière. Elle se leva d’un bond, et concentra son regard pour mieux voir dans le noir. Ce qu’elle vit lui coupa le souffle.

« G-G-Golden ! Il y en a d’autres ! »

Le pégase se retourna, tout en gardant un œil sur le changelin isolé, et vit sortir du bois un véritable essaim de créatures aillées, une grosse trentaine à vue d’œil. Même deux gardes surentraînés ne pouvaient pas faire face longtemps à une armée de changelins affamés. Surtout un garde aux ailes fatiguées et une batponey aux ailes cassées.

« Reste près de moi, Midnight ! Il ne faut pas qu’on se sépare si on veut avoir une chance de s’en sortir ! » cria le pégase, le cœur s’accélérant très rapidement et sa respiration se raccourcissant, en ne pensant qu’à une chose : protéger Midnight, à tout prix.

De tous côtés, ils étaient encerclés, prêt à se faire dévorer par les crocs des créatures. La meute s’avançait lentement vers eux, chaque pas se faisant de plus en plus menaçant et terrifiant pour le couple. L’un des changelins fonça et sauta sur Golden, qui le repoussa d’un bon coup de sabot, sous les yeux de l’essaim.

« Venez, bande de lâches ! Vous goûterez à mes sabots ! » gronda-t-il pour leur faire peur. Les changelins ne furent pas impressionnés et ils commençaient à se jeter sur la batponey et le pégase.

Pendant de longues minutes, les coups plurent et les crocs de Midnight étaient fort occupés à se planter dans la peau des changelins. Mais peu à peu, ils se faisaient submerger par les créatures, et la fatigue de la journée prit le pas sur l’adrénaline qui restait en eux. Les sabots manquèrent leurs cibles, le souffle manquait, leurs têtes tournaient, et un changelin en remplaçait immédiatement un autre sur le front.

Midnight fut la première à se faire mordre, et elle poussa un cri de douleur qui glaça le sang de Golden, qui se tourna immédiatement vers elle pour repousser la créature qui avait planté ses crocs dans sa fourrure. Le pégase rua des pattes et envoya le changelin s’écraser contre un arbre, K.O.

Le temps que Golden s’occupe du monstre qui avait attaqué Midnight, il se fit lui-même mordre. Il sentait qu’il n’avait plus l’énergie de se battre, mais était déterminé à protéger sa batponey coûte que coûte. Elle se tourna vers lui, et ses yeux étaient remplis de désespoir, lui disant sans un mot qu’elle aussi n’avait plus la force de se battre.

Le monde autour d’eux commença à s’obscurcir, remplis de noir et de changelins, et dans un dernier effort, Golden passa ses sabots autour de Midnight, pendant que les larmes coulaient sur leurs visages, et fit barrage de son corps pour que les changelins passent leur faim sur lui. Il serra fermement la batponey contre lui et s’effondra au sol, s’utilisant comme bouclier. Il sentit une dernière fois la douce odeur de la crinière de Midnight, et sa vision se voila de noir alors que les morsures des changelins se faisaient de plus en plus nombreuses sur son corps.

Midnight le suivit peu après, sentant la fin venir, et s’évanouit sous le corps chaud de Golden. D’une voix faible, elle parvint à dire avant de rejoindre Golden dans l’inconscient.

« T-T’endors pas… J’ai… même pas pu te dire… au revoir… »

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Note de l'auteur

Fin de l'histoire, Golden et Midnight sont MORTS!!!

Non, bien sûr que non que l'histoire ne se termine pas ainsi. Quoique nous ne sommes pas encore à la fin... alors qui sait?

Je viens juste de checker le nombre de vues des chapitres. Je suis épaté et ravi. Comment est-ce possible que le chapitre 12 est proche d'avoir autant de vues que le premier chapitre? Comment est-ce possible que cette histoire ait près de 250 vues par semaines même sans l'ajout de nouveaux chapitres?

Vous êtes dingue. Je vous adore. Vous faites des lectures sur Teamspeak? Dans ce cas-là, prévenez-moi! Par ailleurs, j'essaie de monter un petit truc pour la diffusion du dernier chapitre. A suivre...

Bon, un point sur mes autres projets: je suis actuellement en plein editing de ma nouvelle grande histoire. Et quand je dis grande.... 26 chapitres et 115 000 mots écrits, avec à la fin une grosse satisfaction du boulot fait. Je la trouve même bien meilleure que Night and Day, c'est dire. Enfin... bon, je suis l'auteur, normal que je pense ça. J'espère que vous serez tout aussi NOMBREUX à la lire que l'histoire qui est quelques lignes au-dessus. J'en rêve alors j'espère que vous répondrez à l'appel le moment venu. Je peux au moins dire que la diffusion s'étalera sur un an.

Ah oui, et pour le synopsis... chut, ça restera un secret jusqu'à sa publication! Indice pour le titre: il vient du titre d'une chanson d'un groupe dont le nom du chanteur est les initiales de quelque chose que tout le monde utilise au quotidien.... et même là maintenant si vous lisez ces lignes. Le premier qui trouve de quel groupe je parle gagnera.... rien. Ben oui, c'est la crise. Vous aurez mon respect, c'est tout ce que je peux offrir.

Dernière chose, le prochain chapitre de Night and Day arrivera dans trois semaines le temps de profiter encore un peu des vacances. Peace. (dit-il en faisant le signe des cornes du diable avec ses doigt)

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slendercut
slendercut : #32848
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON JE SUIS SUR QUE C UN REVE
Il y a 2 ans · Répondre
PhoenixBleu
PhoenixBleu : #26458
'Fin de l'histoire, Golden et Midnight sont MORTS!!!'
Ca m'a bien fait marrer ! ^^ T'aurais du laisser sans rien après durant un jour avant de mettre le démenti histoire de voir les réactions !

Enfin bref, revenons à ce qui nous intéresse.
Un chapitre pour lequel j'ai pas de mauvaises choses à dire, mais ça, c'est pas très étonnant.

Alors certes, c'est vrai que la séance de câlin prend beaucoup d'ampleur et qu'on aurait pu faire une petite coupure pour montrer ce qui se passe à Canterlot. Mais bon, c'est ton parti pris, et je sais bien que tu es un incurable romantique. En ce sens, tu es bien l'alter-égo de Golden. Personnellement, je suis plus comme Midnight (ce qui sous entend bien sûr une énooooorme mauvaise fois concernant tout ce romantisme ^^)

Par contre, comme toujours, super retournement de situation à la fin. Une attaque massive de changelins, c'était bien la dernière des choses à laquelle je m'attendais.

Vivement la suite. Bon, trois semaines c'est long, mais je survivrai ! ^^

P.S. : Par contre je sèche sur le titre de ta future fic.
Modifié · Il y a 3 ans · Répondre
makuta
makuta : #26442
O.o........ je suis..... pas loin d'être intenable..... (regarde ces chaines rouillées et commence à les rongées avec ces crocs)
Il y a 3 ans · Répondre
NightMare
NightMare : #26428
C'est MEUGNOOOOOOOOOOON sauf la fin.
Il y a 3 ans · Répondre
Especiel
Especiel : #26414
Noooooooon oOo jarrive pas a croire que tu coupe laction ainsi sa devrai etre puni par la loi OoO !!!!!! Je veux savoir comment ils vont s'en sortir !!!!! J'vai pas supporter l'attente xD
Et note a par: Chapitre trop court xD
Il y a 3 ans · Répondre
Muffins
Muffins : #26372
J'attendais ce chapitre avec impacience et je n'ai pas été deçu :D
Merci pour cette avanture que tu nous offres ;)
*regle son alarme a dans 3 semaines, puis retourne en hibernation*

(ca fait beaucoup 3 semaines tu ne trouve pas ? :3)
Il y a 3 ans · Répondre
sointaminn
sointaminn : #26353
JE TE HAIS ET TE MAUDIS, TOI ET TES CLIFFHANGHERS !
Il y a 3 ans · Répondre
MisterX
MisterX : #26316
Ça finit par faire un-peu long la scène des câlins, mais ça reste sympa à lire.
Il y a 3 ans · Répondre

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